Levés tôt ce matin comme la veille, on pousse François, en repos, à venir avec nous travailler au cas où il y ai de la place. Il travaillera en effet avec nous. Toujours les memes collègues, mqis un bateau différent cette fois ci: l'Adelaide pearl. J'ai pu discuter avec le patron, et j'ai découvert qu'ils possèdent 30 bateaux de la sorte à travers toute l'australie, et que chacun d'entre eux coute dans les 3.2M de dolars neuf. Sacre capital hein ?
5h de boulot cette fois-ci à empiler des cartons congelés, sous le soleil, avec le sourire et surtout dans la bonner humeur! Le patron voulait m'envoyer sur un autre boulot qui prendrait un peu plus de temps (plus d'argent donc), et a demandé à Jeremie de me passer le message. Il me dit ainsi que Marco, un des marins rencontres lors de nos derniers jours de prospection, a du boulot pour moi. Un regard vers le patron, et j'y vais au pas de course car c'est à l'autre bout du port. Là bas ... personne, juste le collegue de Marco qui me dit d'un air ahuri que Marco ne serait de retour sur le port que mardi matin car il embarque mardi soir pour 1 mois de pêche. Je ne comprend rien, mais son collègue me précise de revenir proposer mes services mardi matin au cas ou ... Pas de soucis pusique Peter, le patron, nous a donné du boulot jusqu'à mardi et une autre journée le Jeudi. Je rentre au pas de course essayer de comprendre ce que Jeremie avait cru comprendre car de toute évidence il s'était certainement trompé. Je croise Peter sur la route du retour, et lui demande ce qu'il attendait vraiment de moi. Il me dit alors avoir été étonné de me voir courir si loin. Il parlait d'un Mickel et Jeremie avait compris Marco ... Bref, je rencontre ensuite Mickel pour mon nouveau job qui consistait à entasser des cartons de poissons congelés dans un container frigorifié. Torse nu, en tongs dans le container à -10° alors que dehors il fait 35.4°, Mickael me prend pour un fou quand je lui dis qu'en tant qu'Européen je suis habitué au froid lol. Enfin un peu d'effort physique avec comme collègues un Australien, Rex, et un indonésien dont je ne saurais épeler le nom. Fun de balancer des blocs de glace, dangereux aussi quand ça vous tombe sur les pieds. Fin de journée, petite bière et paye ... $105 ce jour. Après avoir appelé David, notre contact pour bosser dans le batiment, sans reussir à le joindre pour lui parler de décaller notre date de début, je confirme à Peter notre présence pour les jours qui viennent.
Petit plaisir, nous profitons de notre paye pour aller manger des fruits de mer sur le port. Requin hier, Calamar et crevettes aujourd'hui et sans doute crocodile pour demain. On en a chié, mais avec le sourire car on désespérait vraiment de n'etre condamnés qu'à boire. Darwin à cette chance que Cairns n'a pas, son economie repose sur l'industrie avant de reposer sur le tourisme. Cairns ne serait rien sans touristes. Et ça se sent dans les rues, dans l'ambiance, et dans le contact avec les gens, les locaux. Sur la route du retour, on se fait interpeller et applaudir par un groupe d'individus... les membres d'équipage du bateau que nous avions déchargé ce matin. La seule femme à table, le visage rongé par l'air marin et l'alcool ingurgité sans doute, est le skipper du bateau. Elle nous offre une bière chacun, et nous nous asseyons donc à leur table, du moins j'essaye ! Le serveur m'aborde en me disant que si je n'ai pas de T-shirt, je dois aller en mettre un. C'est avec un grand sourire et beaucoup d'entrain que je lui répond: "no worries mate ! I'm just gonna buy one ! But do you know of any shop in Darwin opened on sundays ?". Le gars a souri et m'a dit qu'il allait m'en chercher un. Et hop ! un tee shirt gratuit ! I conquered the wall of whisdom, c'est du moins ce que dit le T-shirt. En discutant avec les marins, je leur pose la question de savoir comment ils ont obtenu leur premier job à bord d'un bateau. Ils reprennent la mer dans 30minutes mais sont disponibles et joyeux, ils m'expliquent à quel point ce métier est difficile, et c'est du fond du coeur que je leur ai répondu: "See my beard ? My girlfriend is away and it'll keep growing till I see her again. I got shit in my brain, lets get this job to get all the shit out of me. I WANT to work on a boat !". Un des marins, étonné par ma motivation m'a alors de lui donner mon numéro, m'assurant qu'un skipper me rapellerai prochainement. Petit à petit l'oiseau fait son nid, from little things big things grow !
Ma présence sur un bateau en pertubera plus d'un, mais j'en ai vraiment besoin, d'un challenge moral et physique, et l'argent ne serait ici qu'un bonus à l'issue d'un mois en mer. Toutes mes démarches, tous les indices qui s'accumulent chaque jour me poussent à persévérer, et je sais, je le sais, je finirai par trouver ! Je ne vais pas vous dire encore une fois à quel point elle me manque, mais je vous le redis une dernière fois, elle me manque encore plus depuis qu'elle a remis les pieds en France, et retrouvé son "ancien copain" qu'elle dit vouloir quiter progressivement, ça me ronge de l'intérieur, j'ai besoin de m'occuper la tête à autre chose, de souffrir vraiment physiquement et moralement pour surpasser tout ça. Je ne me relis jamais, je vous ai sans doute déjà dit tout çà, mais chacune de mes démarches journalières va dans ce sens, attendre, entretenir, souffrir autrement pour profiter. Je profite, je vis d'amour, je survis à cet amour en vivant d'objectifs. Et je les atteindrai !
Comme convenu je vous tiendrai au courant. Vous trouverez ici quelques photos du road trip Cairns-Darwin mais pas encore les photos de ma nouvelle barbe blonde (et sourcils) qui viendront sans doute demain, et ci dessous un lien vers une petite compilation vidéo stockée sur youtube. A plus tard !
http://www.youtube.com/watch?v=C62QnHMVH9Y